Déverrouiller l'oreille

PRONOUNCE vous permet de vous détacher du rythme de votre langue maternelle en superposant sur votre voix le rythme de l'anglais


Il existe à travers le monde plus de 5000 langues parlées, 650 sons consonantiques et 180 sons voyellitiques. Cela prouve l’extraordinaire richesse sonore linguistique du monde qui nous entoure.

Pourtant, chaque langue n’utilise en moyenne que 40 sons de bases, appelés phonèmes. Le phonème est la plus petite unité sonore qui permet de créer une différence de sens entre deux mots, comme par exemple entre « rat » et « mat ».

Chaque langue se caractérise donc par un petit nombre de catégories phonémiques, séparées sur le plan perceptif par des frontières sonores bien établies. Ces frontières sonores permettent de découper les mots d’une phrase et d’en déduire leur sens. Mieux, grâce à ce découpage nous établissons une logique linguistique qui nous permet d’anticiper le son suivant et de déduire les sons qui nous échappent. C’est ce que nous faisons naturellement au téléphone ou lorsqu’il y a du bruit autour de soi : certains sons nous échappent mais nous sommes naturellement capables de les deviner.

Ce découpage linguistique assimilé pendant l’apprentissage de la langue maternelle est très différent d’une langue à l’autre. Pendant notre enfance nous apprenons à sélectionner les éléments sonores compatibles avec notre environnement linguistique, et à négliger ceux qui sont absents des structures phonétiques de notre entourage. Au fur et à mesure de notre développement nous apprenons donc à encoder le rythme de notre langue.

Ce n’est pas un hasard si nous parlons à un bébé en accentuant exagérément les sons et en étirant les mots. Cela s’appelle le « Motherese ».

Cet apprentissage constitue rapidement un frein à l’intégration d'une langue étrangère.

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